PRESENTATION, MARS 2006
I Cadre général
Notre pays, le Mali, est l’un des plus pauvres de la planète. Son nom, jadis respecté et envié, synonyme de grandeur et de puissance, évoque aujourd’hui la malnutrition, les maladies, la Dette, l’aide, le chômage, l’émigration…Autant de choses qui le classent dans la catégorie des pays démunis.
Cette situation semble nous condamner à occuper les dernières places des nations sur le plan du développement humain et du progrès économique et social. Nos élites intellectuelles, sociales, économiques et nos leaders semblent impuissantes à résoudre toutes nos difficultés tant celles ci semblent innombrables. Ceci laisse penser que la solution aux difficultés du pays ne peut venir exclusivement d’eux. Il apparaît de plus en plus souhaitable que le peuple, la base, les populations s’impliquent dans la lutte pour leur bien être. Le cadre juridique et l’organisation institutionnelle du pays nous le permettent.
Le contexte démocratique est réel au Mali depuis la promulgation de la constitution de la IIIèmé république le 25 février 1992. Cette constitution a inscrit la décentralisation administrative comme une option fondamentale de réforme, de progrès et d’opportunité de rationalisation économique, d’équilibre régional et d’équité social. Dans ce cadre, la loi 93-008 du 11 février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales en a fixé quelques jalons par la création de communautés de bases sous formes de collectivités territoriales (1 District, 8 Région, 42 Cercles et 703 communes rurales et urbaines. Par ailleurs, la loi 95-034/AN-RM du 12 avril 1995 portant code des collectivités en république du Mali a défini la composition des communes Rurales et urbaines. Si ces lois (loi 93-008 du 11 février 1999 et 95-034 du 12 avril 1995), par leur pertinence, constituent le cadre juridique de la mise en œuvre de la nouvelle politique de décentralisation avec comme soubassement géographique la réorganisation territoriale du pays, le but de cette réorganisation, lui, est de mieux servir les objectifs de développement économique, culturel et surtout social dans un cadre participatif, démocratique et solidaire.
Il est désormais officiellement permis aux Maliens de s’organiser pour prendre en charge leur développement. C’est une formidable opportunité pour la population dont les jeunes. La jeunesse (moins de 35 ans) représente les trois quarts de la population et constitue donc l’immense majorité du pays. Elle est appelée à répondre au rendez vous de l’histoire par son implication dans l’exécution des chantiers du développement. Elle est invitée à mettre son dynamisme et sa vigueur au service du pays pour aider les autorités, voire les devancer dans l’amélioration des conditions de vie de la population.
Les jeunes que nous sommes, ne doivent pas rester inactifs face à ces nouvelles opportunités. C’est ce qui nous incite, nous les jeunes du Mali, de la Diaspora et de l’intérieur, à vouloir nous organiser pour mettre en place un projet global dénommé « Projet de Développement Economique, Social et Culturel ».
I Description
Le Projet est supporté par l’association Jeunesse pour le Mali créée pour l’occasion et est destiné à mobiliser la jeunesse dans un cadre élargi avec un objectif immédiat et précis, le soutien aux plus démunis de la société Malienne dans le District de Bamako qui compte six communes urbaines.
Les enquêtes statistiques ont démontré que l’extrême pauvreté dans notre pays est concentrée dans quelques zones rurales mais également dans la périphérie des centres urbains comme Bamako. Le Projet ciblera les démunis et focalisera son attention sur l’identification et la mise en œuvre de solutions adéquates pour soutenir ces compatriotes mais également dégager des voies et moyens leur permettant de s’affranchir de l’extrême pauvreté.
11 Objectifs et Actions
« Mieux vaut prévenir que guérir » est un adage partagé par toutes les personnes de bon sens.
C’est dans l’esprit des hommes que peuvent s’élever les barrières les plus efficaces pour tous contre le développement d’un pays. Il est donc indispensable que de véritables politiques soient mises en œuvre pour élever notre sens de la vertu:depuis la cellule familiale jusqu’à la sphère publique. La famille est le premier lieu d’éducation et de construction de l’homme responsable.
Elle doit retrouver ce rôle. Chacun d’entre nous doit se persuader qu’il est un exemple pour les membres de sa famille et surtout pour sa descendance. Chacun d’entre nous doit se sentir responsable de l’avenir de ses proches et œuvrer par conséquent à leur inculquer les valeurs positives fondatrices pour un être humain.
La communauté peut également jouer un rôle important dans l’édification morale du Malien.
La communauté, en appui à la cellule familiale, fonctionnera comme une sentinelle de l’observation dès règles morales et un complément de l’administration des vertus aux enfants.
Ces principes qui sont universels seront largement utilisés pour mieux asseoir les activités de l’association. Ils nous permettent de définir les actions à mettre en œuvre et surtout d’inscrire dans chacune de nos activités la sensibilisation, le recouvrement des valeurs traditionnelles, le soutien aux familles et communautés.
Le projet sera mis en œuvre à travers la réalisation de deux grandes catégories d’activités : sensibilisation – information et réalisation d’infrastructures d’accueils et de soutien.
Au niveau de l’activité de sensibilisation et d’éducation, c’est une véritable campagne d’IEC (Information – éducation – communication) que le projet mettra en œuvre de manière permanente à destination des jeunes. Il s’agira d’informer et sensibiliser les jeunes des six (6) communes du district de Bamako sur leurs rôles, leurs devoirs et leurs droits dans le développement économique, social et culturel de leurs communes.
Nous souhaitons informer et sensibiliser les jeunes et les autorités politiques, administratives et de la société civile sur les nouvelles opportunités offertes par la politique de décentralisation pour le
développement économique, social et culturel des six (6) communes du district de Bamako. Les activités porteront également sur la conception et la mise en œuvre d’un plaidoyer pour la participation effectives des jeunes dans le développement économique, social et culturel des six (6) communes du district de Bamako. Ces actions, tout en leur ouvrant la possibilité de pouvoir travailler dans leur commune respective et au service du développement de leur territoire communal, leur faciliteront la prise en charge dans un futur proche de leurs différents problèmes de proximité.
La seconde catégorie d’activités porte sur la construction dans chacune des communes du district de Bamako d’une résidence où seront accueillis les enfants les plus démunis, les orphelins etc.… pour les aider à avoir des connaissances, une formation de qualité qui va leur permettre de faire face aux différents défis qui bloquent le développement de leur commune ils seront encadrés par les jeunes diplômés sans emplois de la commune. Ces formations variées devront s’étendre sur des périodes de moyen et long termes suivies de phases de réinsertion vers un métier afin que la population de la commune puisse jouir de formation donnée par les personnes de cette commune. Les jeunes aideront d’autres jeunes, au sein d’une même espace, à améliorer leurs conditions de vie.
12 Résultats attendus
Les jeunes, les autorités politiques, administratives et de la société civile sont informés et sensibilisés sur les nouvelles opportunités offertes par la politique de décentralisation et nos valeurs sociales et culturelles pour le développement économique, social et culturel des six (6) communes du district de Bamako.
Les jeunes sont informés et sensibilisés sur leur rôle, leurs devoirs et leurs droits dans le développement économique, social et culturel du Mali.
Un plaidoyer est conçu, élaboré et mis en œuvre pour la participation effective des jeunes dans le développement économique, social et culturel des six (6) communes du district de Bamako.
Les différentes actions permettront de faire ressortir de l’oubli le patriotisme. Un patriotisme qui consiste, non à prononcer en longueur de journée des discours et des professions de foi mais simplement en agissant au sein de sa localité par des actions quotidiennes et concrètes. Ainsi si dans chacune des communes ciblées, les jeunes arrivent à se mobiliser pour agir, cela sera susceptible de créer un mouvement de fond d’entraînement des autres localités permettant au pays d’avancer. Il est régulièrement dit que « si chacun nettoie convenablement devant sa porte, la ville sera propre ». Jamais cet adage n’a trouvé une illustration aussi concrète que dans ce projet de mobilisation des jeunes.
13 Méthodologie
Le projet se traduira d’abord par la structuration de son action dans chaque commune du District de Bamako. Une cellule de l’association Jeunesse pour le Mali sera mise en place pour accompagner les actions. Cette structuration constitue la première étape de la mise en œuvre des activités. La seconde étape se déroulera concomitamment en France et au Mali et se traduira par la vulgarisation des idées de l’association. La jeunesse de la Diaspora ainsi que la jeunesse Malienne seront ciblées pour ce faire. Ces campagnes permettront au projet d’être diffusé largement et de réunir les moyens d’action permettant de démarrer véritablement ses activités. Chaque structure, en France et au Mali, concevra son programme d’activité selon les deux catégories d’action et le mettra en œuvre en partenariat avec toutes les bonnes volontés sensibilisées par le projet.
Dans chaque commune, mais également au sein de la Diaspora, le projet se traduira par l’organisation des campagnes d’information et de sensibilisation en regroupant la jeunesse, avec la participation de toutes les bonnes volontés pour discuter des problèmes auxquels la commune est confrontée, trouver des idées pour la construction de la commune et tout en préparant un avenir meilleur pour leurs enfants. Ces actions seront organisées sous forme d’ateliers; d’animations de proximité (causerie débat, Kôtéba….), d’émissions radiophoniques et télévisuelles; d’articles de journaux……
Dans chaque commune, la cellule de représentation de l’association élaborera un plan détaillé vers la construction d’infrastructures de base dédiées à la promotion de la jeunesse Malienne à travers la construction et la gestion de la résidence des démunis. Celle-ci contiendra un centre de loisir; des lieux de séjours pour les démunis; des locaux pour l’éducation, la formation morale, la formation professionnelle…Le plan contiendra les conditions et modalités de réalisation, la collaboration avec toutes les autorités dans le cadre de la gestion, le mode de financement, les coûts, l’organisation souhaitable, les relations avec les partenaires,…
14 Financement
« Si chacun fait un petit rien ça fera un grand quelque chose » dit un adage. Le projet souhaite se baser fortement sur ce principe pour impliquer le maximum de personnes dans le financement de cette initiative.
Les concepteurs du projet mettront en place un système d’organisation destiné à garantir tous les contributeurs que leurs financements seront utilisés à bon escient et qu’un compte rendu fidèle leur sera effectué.
Le projet se fixe comme objectif le ciblage de trois catégories de contributeurs : la population, les partenaires privés et les autorités (locales, nationales et internationales). Une stratégie précise sera conçue à l’attention de chaque catégorie de partenaires.
Plusieurs campagnes de sensibilisation seront organisées pour informer la population et obtenir son soutien par l’acquisition des cartes de membres de l’association. En ce qui concerne la construction dans chacune des communes d’une résidence des démunis par exemple, la cellule organisera une tournée dans chaque famille, selon la technique du porte à porte pour vendre les cartes de membre ; expliquer aux citoyens le but de la construction de cette résidence dans leur commune et les résultats attendus de ce travail. L'association donnera l'occasion à chaque famille, chaque citoyen de cette commune de comprendre les enjeux et de faire quelque chose pour la commune, d'apporter ainsi sa petite pierre pour la construction de sa localité. Chacun pourra ainsi méditer avec force ce que disait Kennedy à savoir "au lieu de se demander ce que ton pays te doit, demandes toi plutôt ce que tu dois à ton pays"
Tous les autorités et officiels, tous les partenaires internationaux, la coopération bilatérale et multilatérale, les ONGs seront contactés pour leur présenter le projet en préparation et identifier leur apport potentiel au moment du lancement, dans l’exécution des activités ou dans leur suivi. Les directions des communes seront les premières touchées pour qu’ensemble, avec elles, on mène toutes ces activités. La mise à disposition d’espace pour accueillir les futurs centres et de ressources humaines pour les animer sont des contributions potentielles de chaque collectivité.
Les partenaires privés, les célébrités, les opérateurs économiques, du Mali et d’ailleurs seront sollicités pour contribuer au financement, servir de support aux messages du projet, aider et accompagner sa mise en place.
En mars 2006, en perspective de la mise en place des cellules et du démarrage officiel des activités, une grande manifestation de lancement sera organisée avec la participation de toute la jeunesse, de la Diaspora et de l’intérieur, en présence des autorités, de tous les partenaires, des parrains de tous horizons pour informer la nation de la réalisation de l’initiative. En perspective de cette manifestation, plusieurs communications, des réunions dans les communes, des séances de travail seront organisés afin que chaque acteur soit suffisamment édifié sur le projet.
L’association ne pourra assumer à elle seule le financement du projet, surtout dans sa phase d’exploitation. Nous sommes convaincus aujourd'hui plus que jamais de pouvoir compter sur tous les partenaires, les ambassadeurs de ce projet et de manière générale toutes les bonnes volontés permettant de le réaliser.
Si des actions de redistributions de filets de protection social sont nécessaires à court terme pour réduire l'impact de la pauvreté, il s'agit avant tout d'inscrire ces actions dans des stratégies de développement novatrices à moyen et long terme, telles que le développement du pays de façon décentralisé qui permettra à la population de chacune des communes d'accéder à des conditions de vie dignes. Cela ne peut se faire que dans un cadre de solidarité agissante qui recouvre les domaines de la culture et de l’éducation ainsi que les secteurs de l’emploi et de la génération de revenus. C’est ce à quoi ce projet tend à terme, recueillir des personnes défavorisées, les protéger et les renforcer pour relever les défis de l’existence tout en organisant le reste de la société, notamment les jeunes, afin d’accompagner ce processus de développement par le bas.
II les partenaires
Les acteurs du projet sont classés en plusieurs catégories : les personnes impliquées dans sa préparation, les autorités, les soutiens privés potentiels, les soutiens dans la presse, les structures associatives d’accompagnement et les parrains attendus.
Ces catégories ne sont pas limitatives. Une personne se trouvant dans l’une des catégories peut parfaitement figurer également dans une autre.
21 Les autorités
-La présidence de la République
-Le Ministère de la Jeunesse et des Sports
-Le Ministère de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille du Mali
-Le Ministère de l'éducation national du Mali
-Le Ministère de la culture du Mali
-L’Agence pour l’emploi des Jeunes
-Le Gouvernorat du District
-Les Mairies de chaque commune du district de Bamako
22 Les soutiens privés potentiels
Banque de développement du Mali (BDM) agence Paris
Banque de l'habita du Mali (BHM) agence de Paris
Banque internationale pour le Mali (BIM) agence de Paris
Banque of Africa agence de Paris
Les commerçants et grands groupes industriels privés
IKATEL
NBB
23 Les soutiens dans la presse
L'Essor (AMAP)
La voie du Coran islamique
Chaine 2
Radio Klédu
Radio patriote
Radio Bamakan
Africable
K2FM
24 Les structures d’accompagnement
Cercle de réflexion et d’information (CRI2002) à Bamako
Appui a la promotion des aides familiales (APAF) Muso dambé
BP 2353 à Bamako (Mali) tel:00223 2281320
Association YELEMA pour un développement communal (commune IV)
Association des éditeurs de presse privée (ASSEP) Immeuble Sanogo Hamdallaye rue 42, porte 216 BP 1002 Bamako
Association Malienne pour la protection et la promotion de la famille (AMPPF) Immeuble AMPPF avenue kassé keita route lido BP105 Bamako
Demè sô « la maison d’entraide » BP 2888 Bamako
Aide à l’enfance déshéritée du sahel BP2116 Bamako tel: 6751105
Action enfants de tous Caritas Mali BP 1726 Bamako, Tel:00223 2232974
Lansenou Bagayoko (fasso yeredemè ton) Tel: 6855585
Association pour la sauvegarde de l’enfance au Mali (ASE)
Mme mally dite bibi sangho
Fondation « Oumou Modibo Touré » (Hantata touré) tel:00336 61 99 11 46
25 Les parrains attendus
Amadou Pathé Diallo, entraîneur national
Les joueurs des aigles du Mali
Mokobè du Groupe 113
Hadja SOUMANO
Oumou sangaré (chanteuse)
Tiken Jah FAKOLY (chanteur)
Habib DEMBELE (comédien)
26 Les Personnes impliquées dans la mise en oeuvre
Mr Moussa MARA commune IV : 675 51 77
Mr SALL Cheick: France. 00 336 18 34 59 41
Dr Abdoulaye Sall (président du cri 2002)
Iba N'diaye (EX maire du district de Bamako)
Ismael CISSE : ex gouverneur du District |